DOCUMENTS DIVERS (3/5)

 

LA GONNIVIERE

Référence : Etudes sur la noblesse rurale du Cotentin et du bocage normand - la Gonnivière ; Dr Jean Fournée ; Paris, 1954
Provenance : Bibliothèque Généalogique, envoyé par Françoise Vitard

p. 13

Thomas de la Gonnivière était encore vivant en 1496 lors du mariage de sa fille Christine. Mais en 1502, il était décédé.

On ne lui connaît qu'un seul fils, Olivier, [...], et plusieurs filles dont l'une, Christine, épousa en 1496 l'écuyer Jean Campion, sieur de la Hogue. Voici leur contrat de mariage, d'après une copie du XVIIIe siècle (Carrés d'Hozier, vol. 300, f°275) :

"Du 17 apvril 1496, après Pasques. Articles du mariage de noble homme Jean Campion, escr, seigneur de la Hogue, accordés sous seings privés le 17 apvril 1496, avec damoiselle Cristine de la Gonniviere, à laquelle noble homme Thomas de la Gonnivière, escr, seigneur d'Eron, accorde entre autres choses 60 sols tournois de rente et vesture, ainsi qu'il avoit coustume faire à ses autres filles de précédent mariées..."

"Ces articles, arrêtés en présence de nobles personnes Guyon de Loucelles, escuier, sgr de Ducy, Jean de la Gonnivière, escr, sgr de l'Auvrière, Guillaume de la Gonnivière, escr, sgr du Buret, et Jean Campion, escr, et signés par les parties contractantes, furent reconnus le huit septembre 1502 par noble homme Olivier de la Gonnivière, seigneur du lieu, fils et seul héritier de defunt noble homme Thomas de la Gonnivière, en présence de Jean Campion, escr, sgr de la Hogue, stipulant pour ladite damoiselle Christine de la Gonnivière, sa femme, par acte passé en présence de Jean Campion l'aîné, escr, et devant Guillaume le Poitevin et Me Jean de Lengronne, tabellions jurés et commis à Saint-Lô. Richard Basire, escr, étant alors garde scel des Obligations de la Vicomté de Carentan."



Olivier de la Gonnivière, seul fils de Thomas, naquit le 22 octobre 1476. Son père avait alors 55 ans.

Il épousa en premières noces Olive Cornet, dont il n'eut pas d'enfants, et en secondes noces, le 13 mai 1531, Jacqueline du Mesnildot, fille de Jean du Mesnildot, "sgr du lieu et de Myreville et Manouville", et d'Anne de Saint-Germain. Voici une copie du XVIIIe siècle de leur contrat de mariage (Carrés d'Hozier, vol.300, f°277) :

"Articles du mariage de nobles personnes Olivier de la Gonnivière, sgr de Breuilly, fils et héritier de défunt Thomas de la Gonnivière, accordés sous seings privés le 3 may 1531, avec demoiselle Jacqueline du Mesnildot, fille de noble homme Jean du Mesnildot, sr du lieu et de Myreville et Manouville, et de damoiselle Anne de Saint-Germain, sa femme. Lesquels promettent à la dite future 50 l.t. de rente, et pour don mobil la somme de 400 l. tournois. Ces articles arrêtés en présence de nobles personnes Maistre Jean de la Rivière, prêtre, sr de Gouvix et curé de Saint-Germain-du-Crioult, Michel du Mesnildot, sr de Saint-Maclou, et Guillaume Campion, sr d'Aubigny".


RÔLES DE FOUAGE

Référence : "Contribution à l'étude de la population en Normandie au bas moyen-âge (XIVe-XVIe siècles). Inventaire des rôles de fouage et d'aide". Cahiers Léopold Delisle. Michel NORTIER
Provenance : Archives Départementales de Saint-Lô

Quatrième série : Rôles de fouage paroissiaux de 1461 à 1497 ; tome XXV 1976

Condé-sur-Vire

Fouage pour 1485 : 155 feux - 3 nobles (Jehan de Brébeuf, et Jehan et Robert Le Champion, écuyers) - 3 non payants - 12 prévôts - 4 meuniers - 44 pauvres ; B.N. ms franç 25920 n°193

Fouage pour 1491 : 150 feux - 5 nobles (Jehan de Brébeuf, sieur de Brébeuf, Robert Le Campion, Thomas Blanvillain et Pierre Banville, écuyers ; Jehanne veuve de Jehan Le Champion écuyer) - 17 exempts - 37 pauvres ; B.N. ms franç 25922 n°609

Fouage pour 1494 : 165 feux - 5 nobles (4 écuyers : Jehan de Brébeuf, sieur de Brébeuf, Thomas Blanvillain, Robert Le Campion et Perrin de Banville ; Jehanne veuve de Jehan Le Champion écuyer) - 10 exempts - 43 pauvres ; B.N. ms franç 25923 n°758

Sixième série : Rôles de 1518 à 1533 ; t. XXXIX 1990

Condé-sur-Vire

Fouage pour 1518 : 90 feux, 4 nobles, écuyers (Jeh. de Bresbeuf sieur du lieu ; Robert ou Robot Le Champion sieur de la Corbellière ; Robert Pitercy sieur de la Carbonnière ; Pierre de Banville, sieur du Bucq ) - 14 exempts - 70 pauvres ; B.N. ms franç 25931 n°233 (tabellionnage de Briquessart)


GENEALOGIE de JEAN de MANSEL

Référence : Généalogie de Jean de Mansel de Briouze en Normandie
Provenance : Archives Départementales d'Alençon (transmis par Guy de la Bretèche à Paul Leportier)

Jean de Mansel a Eu deux filles qui sont magdeleine et renée de mansel soeurs :

Marguerite de mansel epousa Jean de Campion Escuier de Briouse, issue plusieurs enfants Et il reste :

Catherine de Campion qui Espousa Jean de Corde Es[cuy]er dont Est issu deux filles, Françoise et renée de Cordé soeurs (en note, il est indiqué : c'est André qui fut marié à Catherine de Campion) :

Renée de Cordey fille de andré de cordé et de catherine de campion ayant espousé M[aît]re Mathieu legras, soeur de lad françoise de cordé

françoise de Cordey fille de andré et catherine de campion ayant epousé ?? ollivier sieur du roncerey medecin

Renée De mansel epouza jean du jardin, dont est Issu trois fils et trois filles


DICTIONNAIRE des COMMUNES de l'EURE

Référence : Dictionnaire Historique des Communes de l'Eure ; Charpillon - Caresme ; éditions Page de Garde, d'après édition de 1868, les Andelys
Provenance : Bibliothèque Municipale de Bernay

Tome II p.831 : Saint-Ouen-de-Poncheuil

En 1474, Jean de la Lande, escuyer, était seigneur de Montpoignant à cause de Blanche de Montpoignant sa femme, qui était veuve en 1490 [...] Etienne de la Lande, sieur de Montpoignant, fils de Jean, mourut en 1506, laissant ce fief à Françoise sa soeur, femme de Guillaume Campion.

Jacques Campion, fils aîné de Guillaume et de Françoise de Montpoignant, se désiste en 1515, de sa clameur sur Vironvay.

En 1517, Jehan Campion, frère de Jacques, seigneur de Montpoignant, Boisherout, Ecaquelon, la Rivière-Thibouville etc. avait épousé en 1507, Jacqueline de la Motte ; il plaidait en 1528 avec Hector Vipart, baron du Bec Thomas, et Frédéric Godet, seigneur de Saint-Amand.

Nicolas Campion, seigneur de Montpoignant, épousa en 1546, Jeanne de la Pyle. Dans le partage de la succession d'Hector Vipart, qui eut lieu le 28-04-1561, une rente de 47 l. 10 s. sur le sieur de Montpoignant fut attribuée à Claude Vipart, baron du Bec Thomas

Louis Campion, fils aîné de Nicolas, seigneur de Montpoignant, épousa en 1571 Marie Aubert, dont il eut deux fils et cinq filles. Nicolas l'aîné, seigneur de Saint Amand des Hautes Terres, épousa, en 1597, Anne de Gruchet qui lui apporte Limare.

En 1607, Nicolas Campion, IIe du nom, avait les seigneuries de Thuit Simer et de Montpoignant ; en 1612 il rendit aveu de ce dernier fief relevant du Bec Thomas ; il mourut vers 1620, laissant pour héritiers, François, Charles, Emeric et Louis ses enfants.

François eut en partage la terre de Montpoignant, il épousa en 1628 Jourdaine Aubert dont il eut sept fils et trois filles.

Le 12-02-1650 Messire Pierre de Cauquigny, chevalier, marié à Louise de Campion, donna quittance à Messire François Campion, chevalier, seigneur de Montpoignant, demeurant au manoir dudit lieu, son beau-père, de la dot constituée à sa femme (réf : Vente Techener, n°1656).

En 1662, Nicolas Campion, IIIe du nom, fils aîné de François épousa en premières noces, Catherine Huet, qui lui donna Nicolas Abraham ; il convola en secondes noces avec Anne Theroude qui était veuve de 1578 et qui se remaria elle même avec Claude Leroux, seigneur d'Imfreville.

Nicolas Abraham Campion, seigneur de Montpoignant et de Limare donne aveu en 1692, pour ce dernier fief, qu'il possédait à droit successif de Henri Campion, son oncle ; il épousa en 1707 Madeleine Le Métayer, et il mourut en 1740 laisan un fils et trois filles.

Charles François Campion, chevalier, fils de Nicolas Abraham, seigneur de Montpoignant, Saint Pierre des Cercueils etc. laissa trois fils de son union avec Marie Jeanne Claude d'Erneville.

L'aîné de ces enfants, Charles François IIe du nom, sieur de Montpoignant, Limare, etc. était en 1761, patron de la chapelle Saint Hérin à Saint Pierre ; il épousa Louise-Sophie du Houley et il mourut à Rouen le 16-03-1822 ne laissant que trois filles, Charlotte-Félicité-Thimothée épousa Charles Thomas Gaston Le Blanc, baron de Cloys, qui a hérité de Montpoignant

Campion de Montpoignant : d'or au lion rampant, armé et lampassé de gueules, chargé de deux cotices du même.

Le château actuel de Montpoignant a été construit au XVIIIe s. ; l'ancien, qu'il était destiné à remplacer existe encore dans les dépendances, ainsi qu'un colombier à pied.


Tome II p.907 : Thuit-Signol

Fiefs :

Le Bosc Ferey

Les héritiers de Jean Lamy sont désignés comme possesseurs du fief de Bosc Ferey, 8e de haubert, assis aux Hautes Terres, paroisse de Thuit-Signol, dans l'aveu du Bec-Thomas de 1612

La famille Campion posséda ensuite le Bosc Férey jusqu'à la Révolution ; Charles François de Campion en a été le dernier seigneur féodal.

Le Feugrey

[...] De 1433 à 1448, Jehan de Tournebu, baron de Tournebu, était seigneur de la Vacherie, de la Quèze, du Feugrey, etc. Emery de Campion, avait en 1610, la seigneurie de Feugrey, il mourut à l'armée en 1616, et son second fils Henri recueillit ce qu'il possédait à Thuit Signol (note : Henri de Campion a laissé de très curieux mémoires conservés par ses collatéraux, les Campion de Montpoignant. Le manuscrit confié en 1807, au général de Grimoard a maleureusement été perdu (Notes Le Prévost)).

Henri de Campion dont M. Cousin fait l'éloge dans son ouvrage sur la duchesse de Chevreuse fut un des hommes remarquables de son temps ; il mourut le 11-05-1663, laissant trois enfants ; Alexandre, le plus jeune, survécut à ses deux frères ; il possédait le fief du Feugrey en 1696 ; Catherine de Garancières sa femme, était veuve en 1707 (note : Alexandre a laissé des lettres qui peuvent servir à l'histoire, et diverses poësies publiées à Rouen en 1657 (M. Frère)).

Madeleine Campion, fille et héritière d'Alexandre, épousa Charles Le Métayer qui vendit le Feugrey en 1728 à R.P. Jore

10° La Londe

Parmi les seigneurs de ce fief de 1232 à 1508 nous signalerons Jean, Guillaume I, Guillaume II, Jean II et Etienne de la Londe. François de la Londe soeur d'Etienne fit entrer ce fief dans la famille Campion.

12° La Motte

Guillaume Campion dit Lancelot, avait en 1406 le manoir de la Motte, à Thuit Signol. En 1469, Robert Campion, seigneur de la Motte demeurait à Pont-Audemer ; Jean Campion son fils puîné, chevalier, seigneur de la Motte mourut jeune.

Guillaume Campion, IIe du nom, seigneur de Bois-Heroult etc., avait également en 1480, le fief de la Motte.


Tome II p.910 : Thuit-Simer

En 1364 Mathieu Campion, fils de Henri, baron de la Haye du Puits, chevalier, seigneur du Bois Heroult et de Thuit Simer était juge commissaire à l'Echiquier. [...]

Nicolas Campion, fils Mathieu, seigneur du Thuit Simer est le père de Jeanne qui porta ce fief à Jean, sire de Colombières, son premier mari, puis vers 1457, à Roger, sire de Briqueville, son second (note : Hist. d'Harcourt p.1101) mais il rentra bientôt dans la famille de Campion, car en 1480 Guillaume Campion qualifié de seigneur d'Ecaquelon, Boisheroult, la Court, le Thuit Simer, etc., épousa Françoise de la Londe, héritière du Montpoignant en 1506.

Jean, Nicolas, François, Nicolas II, Nicolas III Campion furent successivement seigneurs de Thuit Simer de 1507 à 1685. Ce fut probablement vers cette dernière date que les Dyel de Saint Igny firent l'acquisition du fief de Thuit Simer.


Ecaquelon

Guillaume de Bourneville, seigneur d'Ecaquelon renonça en 1305 et en 1315, en faveur du Bec, à ses droits sur les patronages de Bourneville et de Saint Eloi de Fourques ; il fut remplacé à Bourneville et à Ecaquelon par Mathieu Campion un des hommes les plus remarquables de son temps [...]

Dès 1326, Mathieu Campion était sénéchal de Guillaume de Durfort, archevêque de Rouen. Il y eut en 1335 un échange entre les religieux du Bec et Mathieu Campion, chevalier, seigneur de Bosherout (note : le Bosherout à Ecaquelon était le principal fief auquel était uni le fief d'Ecaquelon proprement dit). Ce seigneur, étant à Louviers en 1338, prononça une sentence arbitrale entre l'archevêque de Rouen et le seigneur du Mesnil Jourdain. Il siéga aux Etats de 1339 et aux Echiquiers de 1341 et 1343. Son fils Mathieu Campion IIe du nom, devint aussi sénéchal du temporel de l'archevêque.

En 1350, il siéga à une réunion de la noblesse de Normandie. En 1356, il acheta la baronnie de la Haye du Puits sur laquelle il avait des droits par sa mère. Il fit un prêt de 30 fr. d'or en 1363 et siéga à l'Echiquier l'année suivante.

Nicolas Campion, fils de Mathieu IIe, hérita de la Haye du Puits. Un autre de ses fils, Jean Campion, docteur ès lois eut le Bosherout avec Ecaquelon, il mourut sans enfants et sa nièce Jeanne Campion eut le Bosherout avec ses dépendances. Cette dame épousa en premières noces Henri de Colombières et en secondes Roger de Briqueville, décédé en 1404 [...]. La famille de Colombières ne conserva pas longtemps Ecaquelon qui passa bientôt à une autre branche de Campion. On lit qu'en 1420 Gui Campion, escuyer, dit Lancelot seigneur du Bosherout , marié à Marie de Fresne plaidait à l'Echiquier. [...]

Robert Campion connu pour avoir épousé Louise de Thibouville dut posséder avec Carsix et autres terres le fief d'Ecaquelon que nous retrouvons en 1480 entre les mains de Guillaume Campion son héritier. Celui-ci épousa cette même année Françoise de la Londe, fille du seigneur de Montpoignant.

Dom Raoul d'Ecaquelon, religieux du Bec obtint en 1485 la fonction de prieur de Saint Nicaise à Meulan et fut remplacé par Jean de Boisherout (note : ces deux religieux étaient d'Ecaquelon et probablement de la famille de Campion).

En 1504 Guillaume Campion se reconnût débiteur envers le Bec d'une rente de 53 livres. Deux ans après, ce seigneur devint possesseur de Montpoignant.

Jean Campion fils de Guillaume épousa en 1507 Jeanne de la Motte. Il avait en 1517 les titres de chevalier, seigneur de boshérout, Ecaquelon, la Rivière Thibouville et le Thuit Simer [...].

Dès 1521 Jean Campion ou son frère Nicolas, prêtre et pronotaire apostolique avait vendu Ecaquelon et Bosherout à Thomas de la Vieille, seigneur de Montigny dont l'aveu remonte à cette date.

Campion : d'or à deux bandes de gueules, au lion rampant d'azur brochant sur le tout.


Tome I p.533 : Bourneville

Après la mort de Guillaume de Bourneville, Mathieu Campion recueillit son héritage et fut comme lui aussi seigneur de Bourneville et d'Ecaquelon [...] L'archevêque Nicolas Roger le nomma en 1341, sénéchal de tout le temporel de l'église métropolitaine. En cette qualité, il donna un réglement aux drapiers de Louviers. Il acheta vers 1356 de son oncle Jean de Mortemer la baronnie de la Haye du Puits qu'il transmis à Nicolas Campion un de ses fils (note : un autre fils nommé Mathieu eut le Boisherout ; ses descendants ont été seigneurs du Montpoignant etc.).

Campion : d'or à deux bandes de gueules au lion d'azur brochant.


dernière modification : 27 novembre 2005


retour à la famille Campion