RÉPERTOIRES GÉNÉALOGIQUES

 

CHAIX D'EST ANGE

Référence : Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables ; Gustave Chaix d'Est-Ange ; Evreux 1908 ; t.?, p.65-66
Provenance : Bibliothèques Lettres et Sciences Humaines, Université de Montréal

CAMPION D'AUBIGNY (de)

Armes d'or à un lion d'azur, armé et lampassé de gueules. Les branches cadettes ajoutaient comme brisure à leurs armoiries les unes un lambel de gueules, d'autres une bordure de gueules.

La famille de CAMPION, plus distinguée par son ancienneté que par son illustration, appartient à la vieille noblesse de la Basse-Normandie. On en trouvera un tableau généalogique dans les manuscrits de Chérin, au Cabinet des Titres. Noble homme Macy Campion, chevalier, auquel ce tableau fait remonter la filiation, se qualifie principal conseiller du Roi et du duc de Normandie dans un jugement rendu par lui le 30 décembre 1344 relativement à la noblesse de Gautier de Maleville. Il fut père de Guillaume Campion, grand-père de Jean Campion, Sgr du Péray et de la Corbelière, et bisaïeul de Jean Campion, seigneur des mêmes terres, sur lesquels on ne sait à peu près rien. Le dernier de ceux-ci, Jean, laissa trois fils, Jean l'aîné, Pierre, et Jean le cadet Campion, qui partagèrent sa succession par acte du 23 avril 1457 et qui furent les auteurs de trois branches. Les représentants de ces trois branches furent maintenus dans leur noblesse lors de la recherche de Montfaut, en 1463.

Jean Campion, auteur de la première branche, fut seigneur de la Corbelière et du Mesnil-Bacon, dans les environs de Vire ; il épousa Jeanne de la Chambre et en eut, entre autres enfants, deux fils, Jean Campion, marié à Jeanne de Loucelles, et Guillaume Campion, Sgr d'Aubigny, marié à une dame dont on ignore le nom, qui partagèrent sa succession le 3 décembre 1495 et qui furent les auteurs de deux rameaux. Le chef du premier rameau, Thomas Campion, sieur du Mesnil et de Saint Germain, marié en 1650 à Madeleine de Thoury, demeurait à Tallevende, en la sergenterie de Vire, quand il fut maintenu dans sa noblesse le 3 février 1668 avec ses cinq fils et avec son frère Thomas par jugement de Chamillart, intendant de Caen ; sa descendance paraît s'être éteinte avec sa petite-fille, Marie Anne, née en 1687 au diocèse de Coutances, qui fit en 1698 des preuves de noblesse pour être admise à Saint-Cyr. Le second rameau fut maintenu dans sa noblesse le 15 janvier 1635 par jugement de M. d'Aligre, intendant ; son chef, François Campion, Sgr de la Bougonnière, né à Briouze en 1624, marié en 1649 à Marguerite de Pâris, fut encore maintenu dans sa noblesse avec ses enfants le 15 décembre 1666 par jugement de M. de Marle, intendant d'Alençon ; il fut l'aïeul de Jean-Claude de Campion, sieur de la Bougonnière, demeurant à Briouze, qui épousa à Alençon le 3 juillet 1759 Louise de Chourses.

Pierre Campion, auteur de la seconde branche, laissa également deux fils, Olivier et Guillaume, qui furent les auteurs de deux rameaux. Le premier de ces rameaux paraît s'être éteint en la personne de Jacques Campion, sieur de la Garenderie, né en 1596, demeurant à la Meurdraquière, en l'élection de Coutances, qui fut maintenu dans sa noblesse d'abord le 20 janvier 1635 par jugement de M. d'Aligre, puis en 1668, par jugement de Chamillart. Le second rameau fut maintenu dans sa noblesse le 1er décembre 1598 par jugement de M. de Mesmes de Roissy. Son chef, Guillaume Campion, sieur de Saint-Martin, en l'élection de Coutances, marié en 1615 à Avoie du Rosel de Saint-Germain, fut encore maintenu dans sa noblesse lors de la recherche de 1666 par jugement de l'intendant Chamillart. Il fut père de Charles Campion, Sgr des Déserts, conseiller du Roi au bailliage de Coutances, marié en 1661 à Marie Le Gros, dont un descendant, Alexandre de Campion, né en 1768 au diocèse de Coutances, fit en 1786 les preuves de noblesse prescrites pour obtenir le grade de sous-lieutenant.

Louis de Campion, chef de la troisième branche, épousa en 1539 Jeanne Gaultier. Deux de ses fils, François de Campion, sieur de la Prague, marié à Marguerite Philippes, maintenu dans sa noblesse en 1599 par jugement de M. de Roissy, et André de Campion, maintenu dans sa noblesse en 1598 par un autre jugement du même magistrat, furent les auteurs de deux rameaux. Les représentants de ces deux rameaux, tous fixés dans l'élection de Coutances, furent maintenus dans leur noblesse lors de la recherche de 1666 par jugement de l'intendant Chamillart.

M. de Campion d'Aubigny prit part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Vire ; Charles-Alexandre de Campion, Sgr du Buisson, prit part cette même année à celles du bailliage de Saint-Sauveur-Lendelin.

Un rameau de la famille de Campion, dont on ignore le point de jonction avec la souche, était complètement déchu lors de la recherche de 1666. Ses représentants, fixés dans la paroisse de Quettreville, en l'élection de Coutances, étaient simples menuisiers quand, en raison de leur dérogeance, ils furent condamnés à 20 livres d'amende par jugement de Chamillart du 5 septembre 1667.

Principales alliances : de la Bigne 1556, de Thoury 1650, de Méhérenc 1548, du Rosel de Saint-Germain 1615, de la Gonnivière 1539, Guyon des Diguères 1845, etc.


Il a existé en Haute-Normandie une famille DE CAMPION DE MONTPOIGNANT qui était vraisemblablement une branche de la précédente détachée de la souche à une époque inconnue. Cette famille portait pour armes : d'or à un lion rampant d'azur, armé et lampassé de gueules, chargé de deux cotices du même, avec pour supports deux licornes. On en trouvera une généalogie dans les manuscrits de Chérin. On trouvera aussi sur elle beaucoup de renseignements dans le Dictionnaire historique des communes de l'Eure, de Charpillon. Son auteur, Guillaume Campion, épousa dans les dernières années du XVe siècle Françoise de la Lande, fille de Jean, Sgr de Montpoignant, en la paroisse de Saint-Ouen-de-Poncheuil, près de Louviers, et de Blanche de Montpoignant. Étienne de la Lande, frère de Françoise, mourut en 1506 et laissa à sa sœur la seigneurie de Montpoignant. Henri de Campion issu de cette famille, mourut en 1663 laissant d'intéressants Mémoires qui ont été publiés en 1807. Ses frères, Alexandre et Nicolas de Campion, ont aussi laissé des ouvrages estimés en leur temps. Les représentants de la famille de Campion de Montpoignant furent maintenus dans leur noblesse le 4 septembre 1666 par jugement de M. de la Gallissonnière, intendant de Rouen. Cette famille s'éteignit en la personne de Charles-François de Campion de Montpoignant qui mourut à Rouen en 1822 ne laissant que trois filles de son mariage avec Louise-Sophie du Houley. L'une de ces filles épousa en 1813 Charles-Gaston le Blanc, baron de Cloys, et lui porta la terre de Montpoignant ; une autre, demeurée célibataire, est décédée à Rouen en 1864 à l'âge de 82 ans. Deux membres de la famille de Campion de Monpoignant avaient été admis dans l'ordre de Malte en 1753 et 1759.


Une famille CAMPION DE LA CAMPIONNIÈRE, fixée au ressort de Rennes, en Bretagne, qui portait les armes des Campion de la Haute-Normandie, fut condamnée comme usurpatrice de noblesse à 400 livres d'amende par arrêt du 24 septembre 1670.


LA CHENAYE DESBOIS

Référence : Dictionnaire de la Noblesse ; François Aubert de la Chenaye Desbois ; t.III, 3ème édition; col. 633-34 ; Paris 1863
Provenance : Archives Départementales de Saint-Lô

CAMPION ou CHAMPION, en Normandie, ancienne noblesse dont les titres originaux nous ont été communiqués ; l'Histoire de cette Province la remonte jusques dans le XIe siècle. M. Huet en parle dans son Origine de Caen. Dumoulin fait mention d'un NICOLE DE CAMPION, Chevalier, qui accompagna, en 1096, Robert II, dit Courte-Heuse, Duc de Normandie, à la conquête de la Terre-Sainte. La Rocque, dans son Histoire de la Maison d'Harcourt, fait mention d'un MAHY DE CAMPION, & d'autres du même nom, qui dans le XIVe siècle, eurent l'honneur de résider à l'Échiquier de Normandie.

BRANCHE de SAINT-MARTIN.

"
GUILLAUME DE CAMPION épousa, en 1300, l'héritière de la terre de Saint-Martin de Percy, en Basse-Normandie.
Son descendant, le chef actuel de cette branche, qui possède encore cette Terre, n'a plus que des filles, mais il a un cousin germain du même nom, Seigneur & Patron de Buisson, Élection de Carentan, & un autre, Seigneur de Langrie."

BRANCHE des Seigneurs de MONTPOIGNAN.

GUILLAUME DE CAMPION, Chevalier, Seigneur d'Escaquelon & de Thuissimé, épousa, en 1480, Françoise de Montpoignan, héritière de cette terre, située en Haute-Normandie, près d'Elbeuf sur Seine, & qui appartient encore à cette branche. Ils eurent pour descendants :
CHARLES-FRANÇOIS CAMPION, Chevalier, Seigneur de Montpoignan, qui épousa Marie-Jeanne-Claude du Barquet, dont :
1. CHARLES-FRANÇOIS, qui suit ;
2. GEORGES, né au mois d'octobre 1746, reçu chevalier de Malte & auparavant Page du Grand-Maître Pintho, qui a fait plusieurs caravanes sur mer ;
3. Et FRANÇOIS-CONSTANT DE CAMPION, née le 16 avril 1747, reçu aussi au rang des Chevaliers de justice en la vénérable langue, & du Grand-Prieuré de France, de minorité, est lieutenant des Vaisseaux de la Religion, Profès dans cet ordre, & Commandeur de Puissieux. Il a fait nombre de campagnes dans le Levant, où il a combattu contre les Infidèles.
CHARLES-FRANÇOIS DE CAMPION a servi dans la dernière guerre d'Allemagne, & a été blessé au siège d'Aménébourg. Il a épousé, en 1779, Adrienne-Louise-Sophie du Oullay, fille de Jean du Oullay, Conseiller honoraire au Parlement de Normandie, Seigneur Haut-Justicier de Saint-Aubin le Vertueux, près Bernay, & de Rosalie-Thérèse-Hilaire de Mellimont.

Nous n'avons rien à dire sur les autres branches, qui ont toutes distingué long-tems leurs écussons de quelques pièces particulières, comme la branche de Saint-Martin, d'un lambel ; celle de Montpoignan, d'une cotice ; celle de Garancière, d'une bordure, ainsi que cela se pratiquoit jadis parmi les cadets, mais aujourd'hui toutes les branches qui subsistent portent : d'or, au lion d'azur, rampant et lampassé de gueules.


JOUGLA DE MORENAS

Référence : Grand Armorial de France ; H. Jougla de Morenas ; 1939, première réimpression de 1975
Provenance : Archives Départementales de Saint-Lô

De Campion (Normandie)
D'or au lion d'azur accompagné en chef d'un lambel de gueules.

Noble Joachim CAMPION, sgr de Saint Martin, épousa Catherine de CLINCHAMP, leur fils Félix, Eyr, sgr de Saint Martin, marié en 1615 avec Avoye du Rosel, fut père de : Charles CAMPION, Eyr, sgr des Deserts, allié en 1661 à Marie LEGROS ; grand-père de François, Eyr, patron de Saint Martin, épousa en 1686 Jeanne de la GONIVIÈRE ; arrière-grand-père de Charles-François qui de Marguerite VAULTIER, laissa Charles-Alexandre CAMPION, Eyr, sgr de Moyon, marié en 1760 avec Marie HASTEY, leur fils Marie-Alexandre fit ses preuves pour une sous-lieutenance vers 1785.


RÉPERTOIRE DE GÉNÉALOGIES FRANÇAISES IMPRIMÉES

Référence : Répertoire de Généalogies Françaises Imprimées ; E. Arnaud ; 1978
Provenance : Archives Départementales de Saint-Lô

CAMPION :
-
Chamillart
-
Chaix d'Est-Ange
-
Jougla de Morenas
- Les seigneurs de Bosnormand en Roumois, Abbé Ch. Guéry, Evreux 1921
- D
r Jean Fournée, La Noblesse de la Sergenterie de Thorigny, Paris, 1953
- Le Thuit Simer, Ch. Leroy, Brionne 1927, in-4, 13
- Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure, M. Charpillon et Caresme, Les Andelys, 1868-79, 2 volumes.


BIBLIOGRAPHIE GÉNÉALOGIQUE, HÉRALDIQUE ET NOBILIAIRE DE LA FRANCE

Référence : Bibliographie Généalogique, Héraldique, et Nobiliaire de la France ; Gaston Saffroy ; Paris, 1974
Provenance : Université Mc Gill, Montréal

Campion : Blosseville (Mis Ernest de), Souvenirs Ebroïciens, les trois Campion ; Evreux ; Hérissy 1862 ; in-8 15pp, Extrait de Recueil de la Société libre de l'Eure.


dernière modification : 5 mars 2002


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