NOTES d'Alfred BENOIST : du 17 au 19 juin 1944

LE 17 JUIN

Des patrouilles américaines sont signalées pour la première fois venant du Nord dans les deux fermes de Launay et de la Ponterie se dirigeant vers la route d'Isigny. D'autres patrouilles apparaissent le même jour à la Guilberderie. Tout l'Ouest de la commune de la Guilberderie au hameau Choisy et à la Raulerie subit un très violent bombardement. Ce 17 juin, deux pièces d'artillerie allemandes sont mises en batterie au Champ Pécot, une autre est à l'entrée d'un chemin creux près de la ferme du Suppey.

La partie de population de cette portion de la commune qui était restée sur place (fermiers retenus par leurs bestiaux) se replie sur Le Mesnil-Rouxelin. (On déplore à ce moment le décès de Mme DUBOIS de FRESNOY, institutrice à Villiers-Fossard, tuée par un éclat d'obus [à la Raulerie]). Seul un groupe reste sous le bombardement à la Guilberderie, c'est ce groupe qui aperçoit une patrouille américaine.

LE 18 JUIN

Dans le secteur Est le poste allemand le plus avancé est près de l'étang de la Ponterie, le gros des Allemands est massé sous les hêtres de la Ponterie et à Secqueville. A la ferme même arrivent vers 20 h. 30, 300 à 400 hommes de la 29ème Division d'Infanterie et prennent position au Sud de la ferme. (Ces hommes, qui ont fait le débarquement à Saint-Laurent, manifestent un certain mécontentement car ils n'ont pas encore été relevés).

Ce même jour, de nombreux réfugiés quittent la ferme des Monts et gagnent par la Butte Guelle les lignes américaines puis Saint-Clair.

LE 19 JUIN

Vers 9 heures après le bombardement sur Secqueville les Américains attaquent avec quatre chars en direction de Secqueville. Au bout d'une demi-heure environ deux chars reviennent à la Ponterie, le troisième repasse à Launay. Quant au quatrième il a sauté près de la ferme de Secqueville.
Ce coup de main a amené les Américains jusqu'au
Pont Gaillard, d'où ils se replient immédiatement; le gros de l'infanterie n'a pas bougé ; elle restera sur ses positions jusqu'au 29 juin et pose des barbelés entre les deux lignes. Des combats avaient déjà lieu dans le bois de Mesnilville en bordure de la route d'Isigny.

Ce même jour (19 juin) une patrouille américaine venant de la Butte Guelle et s'arrêtant à une centaine de mètres de la ferme des Monts sollicite une entrevue avec le Maire par l'intermédiaire de jeunes gens accompagnant cette patrouille. Ils se dissimulent dans un chemin creux très abrité d'arbres. Le Maire s'y rend avec son secrétaire de mairie qui emporte une carte d'état-major de la région sur laquelle il marque les positions allemandes.

 


dernière modification : 3 novembre 2001

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